Contribuons à la lutte contre le réchauffement… Plantons des arbres du climat

On se demande tous quoi et comment faire. Dans la vie privée, c’est notre problème. Dans la sphère publique, c’est une affaire collective. Dans la revue de presse, nous avons repéré ceci que nous voulons faire mieux voir… “Aux arbres citoyens”.

Cette initiative irait comme un gant à Saint-Antonin, cité du bien vivre…

Ajoutons (en fin de cet article) de la même revue de presse une réflexion sur la végétalisation urbaine et sur le rôle du végétal en ville. Pas inutile au moment où le conseil municipal réfléchit à l’avenir de la place des Moines…

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250269053848

Conférence climat : “Aux arbres, citoyens !”

Environnement Publié le mercredi 10 juin 2015

Après la Révolution de 1789, des milliers de communes françaises avaient planté des “arbres de la liberté”. Pour la conférence COP21, qui se tiendra à Paris en décembre prochain, les 36.700 communes et toute la société civile sont invitées à s’inspirer de cet élan révolutionnaire en plantant des “arbres du climat“. Une initiative dont le slogan pourrait être “Aux arbres, citoyens !”, s’est amusé Guy Geoffroy, président des EcoMaires, qui apporte son concours à cette opération lancée le 9 juin par l’Association des maires de France (AMF), la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et la fondation Yves-Rocher en partenariat avec Cité Verte, une démarche citoyenne européenne en faveur du végétal.

Trois ministères – Education nationale, Ville, Jeunesse et Sports, et Ecologie – parrainent en outre “Un arbre pour le climat” qui bénéficie d’un site dédié. “La protection du climat n’est pas seulement un enjeu mondial, cela doit aussi se passer au coin de la rue”, a souligné François Baroin, président de l’AMF. Selon lui, les difficultés budgétaires que rencontrent les communes ne les empêchent pas de continuer à développer leurs actions en matière d’environnement, d’autant qu’elles peuvent aussi leur permettre de réaliser de substantielles économies, en matière d’énergie notamment.

Rendez-vous à la Sainte-Catherine

Pour symbolique qu’elle soit, l’opération “Un arbre pour le climat” se donne pour ambition de fédérer le plus grand nombre au moment où la France jouera un rôle de premier plan dans des négociations climatiques déterminantes pour l’avenir de la planète. “Nous invitons à planter ces arbres en priorité dans les écoles pour que les enfants qui se retrouveront à cette occasion en gardent le souvenir et le transmettent plus tard à leurs propres enfants”, a plaidé Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO. La priorité doit être donnée aux essences locales. Pour chaque commune, l’opération de plantation peut être l’occasion de valoriser les actions qu’elle conduit pour le climat et la biodiversité et d’y sensibiliser leurs habitants. Ces plantations atteindront leur point d’orgue le mercredi 25 novembre 2015, date emblématique pour planter selon l’adage populaire “A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine”. “Planter un arbre est la plus belle chose que l’on puisse faire en faveur du climat”, a conclu Alain Baraton. Responsable du Grand Parc du château de Versailles et chroniqueur sur France Inter, le célèbre jardinier a accepté de parrainer l’opération, aux côtés de l’actrice Mélanie Laurent. Selon lui, rien ne symbolise mieux le temps qu’un arbre. “C’est un être vivant qui a dans son écorce la mémoire des générations, a-t-il souligné. Il nous renseigne aussi, au présent, sur le temps qu’il fait et aussi sur celui à venir pour lutter contre le réchauffement climatique.”

Anne Lenormand


Végétalisation urbaine : quand les professionnels interpellent les élus

Environnement Publié le lundi 8 juin 2015

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250269036116

L’Unep, organisation professionnelle des entreprises du paysage, a dévoilé le 5 juin une campagne de sensibilisation de l’opinion publique et des décideurs. Elle porte sur le potentiel, largement inexploité selon elle, du végétal et des jardins qui, mieux intégrés dans les aménagements urbains, s’avéreraient efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique.

Un guide et un manifeste : aux côtés de réseaux d’acteurs locaux comme Hortis (réseau de techniciens et ingénieurs des espaces verts) et d’associations comme Orée (spécialisée sur la biodiversité), l’Unep-les entreprises du paysage a lancé le 5 juin deux outils visant à mobiliser sur le thème de la végétalisation en ville. “Végétalisons sur nos toits, devant nos murs et dans nos espaces oubliés, partout où cela est possible ! Tout en respectant bien sûr, comme cela se fait à Metz, lorsqu’ils végétalisent chaque année une place emblématique de la ville, les contraintes de classement au patrimoine”, motive Catherine Muller. La présidente de l’Unep-les entreprises du paysage souhaiterait que plus de budget y soit affecté – c’est à peine 1% du budget des villes actuellement. Mais baisse des dotations de l’État oblige, certaines villes ont dû tailler dans le gras…

Floraison d’attentes

De la végétation, on semble attendre aujourd’hui beaucoup de choses. A ce propos, il faut lire en parallèle le très instructif “Une ville verte, Les rôles du végétal en ville” (éd. Quae, 29 euros, coordonné par Marjorie Musy, agrégée génie civil et chercheure au Cerma*). Ouvrage qui montre qu’on attend que cette végétation “équilibre environnementalement l’artificialisation du milieu de vie, tout en lui attribuant des fonctions récréatives et sociales qui répondent au désir de retour à la nature et d’amélioration du cadre de vie”. D’où le très visible développement ces dernières années d’une forme de végétalisation événementielle, prétexte à Reims, Brest ou Villeurbanne à de joyeuses fêtes. Des installations éphémères et végétales qui, comme à Nantes, deviennent parfois permanentes…

Le facteur climat

Émerge aussi une meilleure prise en compte du rôle du végétal dans la compréhension du fonctionnement climatique des villes. Aux élus, l’Unep préconise ainsi dans son guide de démultiplier les îlots de fraîcheur en ville : “Les végétaux jouent alors le rôle de climatiseurs urbains”. Ce phénomène de rafraîchissement est bien connu. Des chercheurs l’ont étudié mais persistent à dire qu’il n’est pas aisé à quantifier. Reste que les effets indirects de la végétation urbaine sont nombreux. “Selon notre observatoire des villes vertes, amené à régulièrement s’enrichir, la végétalisation est un bon support de dynamique participative, à Tourcoing par exemple, et bien sûr d’attrait touristique, mis en avant à Menton”, ajoute Catherine Muller. Autres bénéfices : la capture de polluants (par les stomates des plantes), l’effet éponge à particules fines (avec lessivage ensuite par les eaux pluviales), le rôle des arbres sur la consommation énergétique des bâtiments (en limitant les vitesses de vent près des parois et en réduisant les apports solaires s’ils sont plantés devant, ce qui est négatif en hiver mais favorable l’été), etc.

Pas d’angélisme

Les interrelations sont, en soi, un champ relativement vierge pour la recherche et les concepteurs d’espaces. Mais gare à l’angélisme : on le sait moins, mais certaines espèces comme les platanes et la plupart des conifères émettent, selon Patrice Mestayer, de l’Institut de recherche en sciences et techniques de la ville (IRSTV), des polluants secondaires, composés organiques volatils biogéniques (COVB), parfois générateurs ou précurseurs de l’ozone. Enfin, il ne faut pas que la demande en espaces verts mette des ornières aux élus et les pousse à sous-considérer le problème sanitaire posé par les allergies polliniques, qui touchent 20% de la population, avec des espèces allergènes comme le bouleau, très répandu.

Morgan Boëdec / Victoires Éditions

*Laboratoire de l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes spécialisé dans les approches méthodologiques et numériques de l’environnement construit, notamment les problématiques climatiques et énergétiques.