L’enjeu de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ; la POLT et le TGV…

S’il n’y a plus de gare à Saint-Antonin, la ville est cependant très dépendante du rail : que ce soit par Caussade ou par d’autres gares comme Cahors dans sa liaison avec Paris. Les menaces qui pèsent sur les Intercités se précisent : une liaison nationale Paris-Orléans-Limoges-Brive, puis ensuite le passage aux TER donc une rupture dans la continuité. Ou alors au prix fort, le détour aberrant par Bordeaux et la ligne TGV par Montauban pour ensuite remonter en TER ?  Ou enfin un report sur les autocars ? (comment alors voyager tout en travaillant ou en consultant son ordinateur comme beaucoup le font ?)

La réunion à Caussade de l’association Tous ensemble pour les gares de Tarn et Garonne http://teg82000.free.fr  était donc importante. Espérons qu’elle sera relayée par d’autres associations dans le Lot.  Espérons que les élus se saisiront de ce problème et que le pays Midi-Quercy touché  de plein fouet saura fédérer les actions.


La ligne Paris-Toulouse doit garder sa vocation nationale

Le dessin animé projeté avant la tenue de l'assemblée, donnait l'alerte auprès des vaches qui pourraient bientôt ne plus voir passer les trains.
Le dessin animé projeté avant la tenue de l’assemblée, donnait l’alerte auprès des vaches qui pourraient bientôt ne plus voir passer les trains.

 

À l’occasion de l’assemblée générale de l’association Tous ensemble pour les gares de Tarn-et-Garonne (TEG82) qui s’est tenue récemment aux Récollets, la présidente Brigitte Ducloz rappelait en préambule que toutes les actions menées pour le train, l’étaient dans la perspective du maintien d’un service public de qualité. «La ligne POLT (Paris Orléans Limoges Toulouse) doit conserver sa vocation de ligne nationale» précisait-elle.

Le parcours de combattant d’un habitant de Puylaroque.

Puis, elle citait l’exemple d’un habitant de Puylaroque qui voudrait se rendre à Paris par train, décrivant un véritable parcours du combattant si les trains inter-cités disparaissaient, avec notamment un nombre considérable de kilomètres à parcourir en voiture pour aller chercher un train ailleurs. «Tout est fait pour «dézinguer» cette ligne. Des efforts sont à faire pour la remettre à niveau, avant même de la moderniser», réclamait-elle tout en faisant remarquer que le matériel roulant datait des années soixante-dix. Elle réclamait ensuite la création d’un comité des usagers pour leur permettre de s’exprimer librement. «Midi-Pyrénées et la Corse sont les seules régions à ne pas avoir de comité», précisait-elle tout en défendant la priorité à l’aménagement du territoire, craignant la recentralisation des zones économiques au détriment de l’activité économique de proximité, réduisant les communes rurales comme Caussade au rôle de cité-dortoir.

Via le Pays Midi-Quercy.

Jérôme Fabre, élu municipal, souhaitait que le développement s’opère via le pays Midi-Quercy afin de répondre aux attentes des entreprises du secteur, tandis que Jacques Tabarly, conseiller général et maire de Septfonds, mettait en exergue le schéma de mobilité inscrit dans la politique du département qui compte un très fort développement démographique. Enfin, Jean-Noël Boiseleau, vice-président d’Urgence-Polt, ajoutait : «Si vous voulez garder vos trains, il faudra vous mobiliser et aller sur les quais.»

Le communiqué précise : «L’enquête d’utilité publique du projet de LGV Bordeaux-Toulouse confirme qu’elle doit absorber le trafic voyageur circulant sur Brive-Toulouse-Cerbère pour être rentable. De quel intérêt général parle-t-on alors quand les autorités décident la construction de la LGV ?»

La Dépêche du Midi Publié le 19/01/2015